Ingérences israéliennes contre LFI : Piquemal dénonce "un parfum de scandale d'État" au sujet de l'enquête sur les municipales 2026
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/ingerences-israeliennes-contre-lfi-piquemal-denonce-un-parfum-de-scandale-d-etat-au-sujet-de-l-enquete-sur-les-municipales-2026-3353836.html
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39 Comments
inlandempire@jlai.lu · 8 pts · 75d
Ni les services de renseignement, ni la justice française ne semblent pressés d'enquêter sur les ingérences étrangères qui ont émaillé les municipales 2026. C'est ce que révèlent nos confrères du Canard enchaîné, dans un article publié hier sur leur site internet. François Piquemal, candidat à la mairie de Toulouse, et Sébastien Delogu à Marseille font partie de personnes visées par cette campagne de dénigrement.
LFI ne lâche pas l'affaire. Mercredi 20 mai 2026, à Paris, lors d'une conférence de presse conjointe avec Sébastien Delogu, David Guiraud et les avocats du parti d'extrême gauche, François Piquemal a enfoncé le clou. "Aujourd'hui, les Toulousaines et les Toulousains, peuvent légitimement se demander, si ce n’est pas l'extrême droite israélienne qui a volé l'élection toulousaine. Le fait que le gouvernement, qui a toujours soutenu Monsieur Moudenc, aujourd'hui fasse de la rétention d'information sur le rapport public (...), ne fait qu'accréditer cette thèse" a déclaré le candidat LFI à la Mairie de Toulouse.
Une réaction des élus insoumis après les révélations du Canard enchaîné du 19 mai 2026 sur les ingérences étrangères qui ont émaillé la dernière campagne des municipales en France. Selon l'hebdomadaire satirique, le gouvernement freine des quatre fers sur ce dossier.
La suite dans le lien!
Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr · 4 pts · 75d
(je sais que c'est pas toi, c'est l'article, et d'ailleurs merci de le partager mais :) Rappel : LFI n'est pas d'extrême-gauche. Extrême-gauche = révolutionnaire, LFI = réformisme = social-démocratie.
keepthepace@tarte.nuage-libre.fr · 2 pts · 75d
C'est le débat descriptiviste versus prescriptiviste appliqué à la politique.
Et franchement, les deux ont leur utilité dans le discours. C'est juste malheureux qu'on glisse de l'un à l'autre si facilement et souvent de façon complètement malhonnête.
Tu peux décrire la composition politique de l'Assemblée nationale en te disant que le barycentre, c'est le centre, que ce qui en est à gauche est de gauche, que ce qui en est à droite est de droite, et que ceux qui en est loin, ce sont des extrêmes.
Ou sinon, tu peux en effet utiliser une définition qui classe les extrêmes comme étant les révolutionnaires et les personnes qui sont opposées à prendre le pouvoir par les urnes. Mais si on en exclut LFI, on en exclut également pas mal de personnes complètement racistes et autoritaristes, mais qui ne préparent pas de milices paramilitaires (vu que la police sera ravie de faire le taff).
Dans un monde où il n'y a plus vraiment de gens en mode brigade rouge qui veulent prendre le pouvoir par la force, dans un monde où les fascistes font plus de 30% à toutes les élections et voient que c'est par les urnes qu'ils ont plus de chances de conquérir le pouvoir, et où les milices les mieux organisées sont probablement les écolos qui défendent les ZADs, je ne sais pas si cette dernière définition marche le mieux.
Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr · 1 pts · 75d
Pour moi elle permet déjà de faire le tri dans l'analyse des partis entre la "vraie" extrême gauche, qui ne se soucie pas des institutions (NPA, éventuellement LO, et puis toute la nébuleuse d'orgas, RP, FA, UCL, etc) et les gens qui gardent la ligne des socialistes d'avant (LFI, parfois PCF/Ecolos). En gros, il y a du monde à gauche de LFI, même si peu nombreux, et peu médiatisés, ça reste plus que les camarades des ZAD. Donc à mes yeux, dans les deux cas, il y a toujours une pertinence à considérer LFI comme de gauche (surtout que c'est un reproche qui leur est adressé par l'extrême-gauche, de ne pas rompre avec le système).
Côté extrême droite les universitaires n'utilisent pas la distinction révolutionnaire/réformiste, vu que notament les nazis ont accédé au pouvoir après être devenus réformistes. C'est justement là l'un des dangers de l'ED, c'est qu'historiquement elle a bien les deux facettes politiciens respectables / miliciens violents.
Pour moi, tout ça fait vraiment sens historiquement et politiquement.
keepthepace@tarte.nuage-libre.fr · 2 pts · 75d
Perso, je fais toujours attention avant de parler de "vraie" gauche ou de "vraie" extrême gauche. Parce que quand il y a plusieurs définitions, il n'y en a pas une qui est plus vraie que les autres.
Toi, tu mets la barrière au fait d'être révolutionnaire. Moi, j'aurais tendance à dire que l'extrême gauche, ça commence avec l'anticapitalisme, qui peut être révolutionnaire ou réformiste.
Oui, moi aussi je trouve qu'au niveau de l'extrême droite, ce qui compte, ce n'est pas tellement la façon d'accéder au pouvoir que le projet politique qu'il y a derrière.
D'une façon générale, j'évite d'utiliser les étiquettes gauche et droite pour parler vraiment du contenu des idéologies. Pour moi, c'est vraiment juste une indication de leur position dans l'hémicycle. Et c'est d'autant plus vrai quand tu t'intéresses un peu à l'histoire politique que tu remontes au 19e siècle, où n'importe qui qui était pour la République était considéré de gauche, voire radical, en fonction des époques.
Je trouve que les définitions nébuleuses sont un gros problème en politique. C'est inévitable parce que c'est un outil rhétorique très utile pour convaincre des gens de voter pour toi, même s'il y a des différences idéologiques ("Je vous ai compris!" "Je suis anti-système!"). Mais on devrait combattre au maximum ces choses-là qui empêchent de réellement créer une culture du compromis et du consensus.
Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr · 1 pts · 74d
Globalement, je comprends ta façon de voir les choses, et ok pour dire que gauche/droite c'est des tartes à la crème qui veulent tout et rien dire.
Ceci étant dit, je pense que c'est carrément se voiler la face que de juste penser "les étiquettes changent, alors osef". Certes les étiquettes changent, mais avec des vitesses variables : par exemple, ce que veut dire extrême-gauche dans le nuancier actuel des partis et dans la tête des gens sont deux choses différentes. Aujourd'hui dire "gauche" n'est pas uniquement une référence à qui est actuellement le plus progressiste, mais aussi à des valeurs et des combats dans le dernier siècle ou les deux derniers siècles. Si on suivait ton raisonnement, dans une situation hypothétique où un parti néonazi passe et interdit tous les autres partis, leur aile la plus sociale pourrait être qualifiée "d'extrême-gauche" : perso, je trouve ça stupide, à moins de préciser un référentiel (l'EG des néonazis) et à ce moment là ça devient pertinent, parce qu'on sait qu'on ne fait pas référence à l'histoire politique dans son ensemble.
Le point de l'anticapitalisme est un exemple criant : tout le dernier siècle, toute la gauche était anticapitaliste, des anars aux socialos. Qu'aujourd'hui des partis portant des noms historiquement de gauche aient adopté et appliqué des programmes néolibéraux devrait faire revoir leur classification, plutôt que la classification des voisins plus à gauche. En gros, le PS devient centriste/de droite, et plutôt que de changer cette étiquette, on va dire que c'est les voisins qui sont devenus d'extrême gauche. Cette attitude est politisée : c'est de la communication néolibérale pour faire accepter le capitalisme comme "ni de gauche, ni de droite".
D'autant que tout le raisonnement se base sur la position dans l'hémicycle, ce qui exclut déjà une bonne partie de la gauche révolutionnaire qui n'est par principe pas dans cet hémicycle. Tout le monde est à la gauche ou la droite de quelqu'un, donc il faut bien prendre un référentiel pour dire de quoi on parle. Mais l' hémicycle est un référentiel biaisé en ce qu'il lui manque une partie des forces en présence. Et du coup, vu qu'on veut dire que c'est les anciens socdem les nouveaux "extrême gauche", on est obligés d'aller inventer des termes genre "ultra-gauche" pour les nouveaux révolutionnaires. C'est pas juste une évolution de l'échiquier avec adaptation automatique des étiquettes, c'est une manipulation active des étiquettes pour créer des narratifs plus favorables au capitalisme en appliquant un imaginaire d'extrême-gauche à des partis qui n'en sont pas (de cet imaginaire).
keepthepace@tarte.nuage-libre.fr · 2 pts · 72d
En fait, perso, je trouve qu'on doit aller vers des mots plus précis plutôt que vers des mots plus vagues. gauche-droite et en particulier la notion de extrême, c'est tellement polysémique que c'est utilisé de façon hypocrite par plein d'acteurs.
Le grand classique, c'est de passer de la définition descriptiviste de l'extrême gauche, où tu peux légitimement mettre LFI dedans, à la définition qui dit que c'est des révolutionnaires violents et que du coup, c'est normal pour les républicains d'y être opposés.
L'axe descriptiviste gauche-droite, c'est surtout un outil pour analyser les coalitions dans une assemblée qui est réellement démocratique, où on vote et où on doit former des coalitions. Ça te permet de positionner les gens du plus probable au moins probable quand tu cherches des alliances. Par exemple, si tu es un parti de centre droit, tu sais que tu vas pouvoir trouver des alliances chez les gens de droite, chez les gens du centre, voire du centre gauche. Et que ce sera plus facile que d'aller les chercher dans la gauche ou dans l'extrême droite.
Dans une dictature, c'est un outil qui est inutile et du coup qui ne veut pas dire grand-chose.
Quand tu lis à la fin des mémoires de Louise Michel comment elle imagine un monde idéal, une société qui fait des grands progrès, elle te décrit en gros l'éducation nationale, la retraite par répartition et le CNRS. Serait-elle en lutte contre la société actuelle en mode anticapitaliste ou serait-elle en train de défendre le service public avec des réformistes aujourd'hui? Je ne suis pas certain de la réponse.
On oublie qu'il y a eu énormément de victoires depuis le 19ème siècle. On oublie par exemple que la devise de la sécurité sociale, c'est la devise du communisme. « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins »
Les énormes flux de redistribution qui sont gérés par des composantes du gouvernement ou par des caisses indépendantes sont des victoires des socialistes (la grande famille qui va des anars à la gauche modérée) du XIXe siècle qui étaient anticapitalistes. Et ça, je trouve qu'on a un petit peu tendance à l'oublier.
Pour moi, la gauche, si je devais donner une définition objective qui ne dépend pas des coalitions du moment, elle commence avec les gens qui défendent et veulent étendre les mécanismes de redistribution qui compensent les inégalités créées par l'économie de marché. C'est comme ça que je le définirais.
Alors je suis désolé parce que je suis la personne qui dans cette conversation a amené la notion d'anticapitalisme, que je trouve un petit peu plus précise que la notion gauche-droite, mais même ça en général j'essaye d'éviter d'en parler. Parce que pareil, le capitalisme c'est polysémique et beaucoup de gens mettent des choses différentes derrière.
À quel moment est-ce que ce genre de redistribution devient anticapitaliste ? C'est difficile de mettre un seuil, parce que je trouve que plus je vais vers l'extrême gauche, plus ça devient vague.
Et la définition du capitalisme auquel on s'oppose change également.
Il y a une définition à minima du capitalisme qui est l'existence de capitalistes de rentiers, c'est-à-dire d'actionnaires, de propriétaires immobiliers qui font de la location. Et c'est assez facile d'imaginer comment un réformisme de gauche permet de changer ça, de se passer de ça. On peut imaginer une économie qui ressemble énormément à la nôtre, mais qui soit principalement gérée par des entreprises d'un type différent, comme des coopératives, des associations, des mutuelles, des SCIC, la fonction publique... et qui se passe complètement des sociétés qui ont besoin d'extraire des dividendes de leurs profits. On a des exemples de coopératives dans à peu près tous les domaines économiques.
D'autres personnes ont une définition plus large du capitalisme qui inclut tout ce qui est économie de marché. Et là, ça devient un petit peu plus compliqué d'élaborer les contre-propositions. Il faut imaginer comment les transactions entre personnes se font: une économie du don, économie planifiée... Dans les deux cas, ça pose énormément de problèmes théoriques qui sont fascinants, mais que je vois rarement résolus dans des propositions programmatiques cohérentes.
Et enfin, pour certaines personnes, le capitalisme, c'est la propriété privée. Là, en général, la proposition, c'est du communisme de vie en communauté, en mode kolkhoze ou kibboutz.
Lesquels sont les «vrais» ? A partir de où commence le vrai anticapitalisme? Ça reste une question très ouverte.
Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr · 1 pts · 71d
Sur la première partie, on est 100% d'accord, les termes de gauche/droite sont giga polysémiques, et passer de l'un à l'autre permet de faire des raisonnements douteux, pour être gentil (y compris moi d'ailleurs, n'hésite(z) pas à me le faire remarquer).
Sur la deuxième partie, l'inutilité d'un axe gauche-droite dans une dictature et son plein sens dans une assemblée, je ne suis toujours pas d'accord. Pour moi, c'est un outil qui décrit du politique, et le politique ne se limite pas à une assemblée, que ce soit dans nos "démocraties" ou dans des dictatures. (cf. les révolutionnaires qui par principe ne participent pas aux assemblées, surtout représentatives et surtout nationales).
Sur la troisième partie, les victoires socialistes (au sens large) et l'évolution sur l'anticapitalisme, je t'accorde volontiers ce point. Effectivement, les systèmes partout dans le monde ont intégré des mécaniques socialistes (au sens large), mais en plus la notion de capitalisme peut prendre plusieurs sens (et j'ajouterai qu'elle a évolué en de nouvelles formes avec le temps, ce qui complexifie d'autant les choses). Ceci dit, je pense perso que Louise Michel serait soudain transportée à notre époque, qu'elle ne deviendrait pas réformiste pour autant. Son engagement anarchiste, pour ce que j'en connais, allait il me semble au-delà de quelques propositions précises, même ambitieuses pour son époque : je pense qu'elle s'est engagée avant tout parce qu'elle a vu la souffrance des gens, pas par idéalisme, et qu'elle saurait voir les galères de nos retraité.e.s même s'iels ont une situation rare au regard de l'histoire et du monde.
Maintenant, est-ce que ces grandes victoires (qu'on a tendance à oublier, tu as tout-à fait raison, moi le premier) permettraient de justifier un décalage des étiquettes politiques ? Genre l'extrême-gauche d'hier serait devenue réformiste parce qu'elle a des acquis, et du coup il faut qu'elle garde son étiquette ? Perso, je n'y crois pas, pour plusieurs raisons :
(j'espère que ça t'emmerde pas trop comme discussion ces gros pavés, j'ai pu être un peu touchy au début, mais j'apprécie et je note ta mesure, ton sens du compromis et ta nuance, désolé si jamais l'échange a pu t'affecter négativement)
inlandempire@jlai.lu · 2 pts · 75d
Tu fais bien de le souligner, c'est un classique des médias
leftascenter@jlai.lu · 2 pts · 75d
Et du ministère de l'intérieur désormais. Le même qui classe alliance royale a droite et pas en extrême droite.
Voilà voilà.
ecrevisse@tarte.nuage-libre.fr · 1 pts · 2d
Joyeux “jour de gateau” :)
inlandempire@jlai.lu · 1 pts · 2d
Merci haha
Snoopy@piefed.social · 3 pts · 75d
On peut se poser la question suivante : yaura-t-il annulation des municipales ? Yaura-t-il la meme ingerence pour 2027 ?
leftascenter@jlai.lu · 6 pts · 75d
Non, oui.
Non: le temps que ça se mette en route, les élections suivantes auront eu lieu. Cf. Sarkozy, Tiberi, Macronie etc.
Oui: Les ingérences sont documentées depuis Macron 1. Ça ne vas pas s'arrêter comme ça. Surtout que c'est pour la bonne cause, c'est pour taper sur LFI.
Question subsidiaire : Israël va-il recevoir un courrier ? Même pas, on dit rien pour les violations de frontières, apartheid, exaction extra-territoriales, actes de pirateries, attentats ou génocides. On va pas râler pour un peu d'ingérence? En plus ils ont des supers outils de surveillance de la population...
keepthepace@tarte.nuage-libre.fr · 2 pts · 75d
Bon, je mets ça là par acquis de conscience, mais voilà, c'est le ministre de l'Intérieur de Macron. Ce n'est pas ce qu'on va considérer comme une source fiable en la matière.
leftascenter@jlai.lu · 1 pts · 75d
AMHA:
Même si il est publié, même si il n'est pas trop caviardé, le rapport prend du temps.
Et les moyens de contre-ingérence sont limités.
Bref, il peut pas dire autre chose et c'est mission impossible. Les journalistes devraient simplement le mentionner clairement
keepthepace@tarte.nuage-libre.fr · 1 pts · 75d
Moi, je retiens surtout qu'il dit qu'il va y avoir des actions judiciaires. C'est ça qui me donne de l'espoir, j'espère que c'est vrai.
CyroSignal@lemmy.world · 2 pts · 75d
Mais du coup les médias ont pris les accusation d'antisémitisme de la boite israélienne ?
Professeur_Falken@jlai.lu · 2 pts · 75d
Ah ouais, ça pique pas mal...