Takapapatapaka

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On a repris la campagne de DnD ! Le mystère s'épaissit, notre premier contrat a révélé une machination d'un Archfée pour prendre contrôle d'une ville 😱 Sinon ma copine s'est mis à Wartales et ça l'a happé, le jeu est vraiment bien foutu, même pour les gens qui ne sont pas forcément à fond dans le côté stratégie, la partie gestion compense bien.

Yes, i agree with you and @queermunist@lemmy.ml that the message of cyberpunk is anarchist, but my point was that the society it describes is not.

I guess it should be the societies it describes, cuz there definitely are different ways of organizing described in cyberpunk worlds, and some of them are anarchist or close to it. But since the most recurrent and prevalent system i know is the corpo one, i knowingly narrow it down to this one.

I mostly agree with you, that China is not exactly solarpunk, that solarpunk leans towards anarchism and that the -punk suffix has anarchists connotations, but is it really mandatory that something with the -punk suffix is anarchist or anti-authoritarian ? By comparison, steampunk and cyberpunk are pretty much not anarchists to me (we could debate for cyberpunk, but the corpo part disqualifies it imo)

J'identifie deux points de tensions dans notre discussion : pour une partie, certains de tes arguments n'ont de sens que si je refusais le changement technique (c'était mon reproche précédent, tu sembles t'adresser à un décroissantisme pur), et pour une autre partie nous avons un désaccord sur le fait qu'une société durable/renouvelable doit aboutir à 0 pollution.

:::spoiler Sur l'orientation de ton argumentation contre un refus du changement technique A chaque fois que je pointe que la consommation a un impact sur la pollution, tu pars dans la perspective des efforts qui n'impliquent pas toujours d'amélioration suffisante, et à chaque fois tu avances que le changement technique dans les exemples que tu prends est plus intéressant. Mais cette logique d'argumentation n'a de sens qu'à condition que je refuse le changement technique, ce qui n'est pas le cas. Puisque je l'accepte, il faudrait réfléchir tout changement technique égal par ailleurs.

C'est notamment ce qui se joue derrière ces passages :

  • Obtenir le même effet en limitant mes déplacement, déjà pas franchement gourmands (j’aime pas conduire) aurait été impossible.
  • ça reste deux comportements qui vont dans le bon sens. A l’inverse, je continue de mettre dans la même catégorie de non-écolos les gens qui vont s’acheter une voiture de sport thermique ou les pauvres qui pensent que garder leur vieille voiture thermique des années 90 qui tient par des bouts de scotch est écolo.

Encore une fois, contrairement à ce que tu sembles croire, je ne dis pas qu'il ne faut pas changer les aspects techniques (sur les voitures, par exemple, c'est relativement clair). Je dis que ne faire que du changement technique et ne regarder que les GES peut amener à des problèmes, notamment des problèmes de pollutions, et donc à une société non durable/renouvelable. En gros, je dis que les choses ne sont jamais aussi simples, et que tabler à la fois sur le changement technique et sur le changement de consommation est un avantage quoiqu'il arrive. :::

:::spoiler Sur la possibilité d'une absence totale de pollution Tu es partisan de A x B == 0. Je ne crois pas une seule seconde à cette possibilité, je reste partisan de A x B < C.

Il y a une méprise dans l'argumentation suivante : quand on dit que A étant positif, on est forcément sur quelque chose de problématique (entendu comme un défaut). Ce raisonnement n'est pertinent que dans le cadre de A x B == 0, puisque B étant nécessairement positif, il faut que ce soit A qui atteigne 0. Mais dans mon contexte, avec A x B < C, avoir A positif n'est pas "forcément quelque chose de problématique". A l'inverse, je trouve que c'est quelque chose d'inévitable, qui ne devient problématique que dans certaines proportions et certains contextes de consommation.

Donc au final, l'essentiel de notre désaccord se trouve dans le fait que A (bien entendu comme l'ensemble du potentiel impact environnemental de nos objets techniques, je le rappelle) atteigne 0.

C'est donc intéressant de se pencher sur les cas de A=0 ou A<0, et les exemples que tu en donnent sont intéressants sur deux points :

  • ça reste contextuel. Oui, je pense comme toi que sur certaines productions, on peut gagner des avantages avec la capacité des végétaux à fixer le carbone. Cependant, le fait que ce soit un gain au global dépend de l'usage qui en est fait ensuite (il faut s'assurer que le matériau retourne à la terre ou soit utilisé de manière très pérenne). Et surtout, ça met encore de côté les impacts environnementaux non-GES (coupes rases, pesticides, etc.). Ce n'est donc pas une garantie de principe, c'est avantage théorique qui peut aboutir à des gains en pratique.
  • ça reste des exceptions. L'ensemble de nos objets techniques ont un impact négatif par principe.

Si je t'accorde que certains cas de productions, et par extension certains objets techniques, peuvent avoir un impact global positif si on se concentre sur les GES, je maintiens qu'ils auront toujours un impact environnemental hors-GES, et surtout que l'ensemble des productions et objets techniques ont un impact négatif, GES inclus. Autrement dit, je ne crois pas que A dans sa globalité puisse être en pratique neutre ou négatif. Réduit, oui. Neutre, non.

J'ai essayé de faire le calcul pour les microplastiques générés par les pneus de vélos dans un monde où l'ensemble de l'humanité pédale 24h/24. Je te le mets dans le bloc suivant, pour aérer un minimum. :::

:::spoiler Calculs rapides sur les émissions de microplastiques par les pneus de vélos d'une humanité pédalant constamment Pour les émissions, je me base sur cette étude sur l'abrasion des pneus de VTT, qui estime la quantité de particules émises de 3.62g/100km pour des pneus neuf, et qui se stabiliserait autour de 1.43g/100km pour des pneus âgés. Je garde le chiffre de 1.43g/100km.

On aurait donc A == 1.43g/100km == 0.0143g/km

Pour la vitesse moyenne d'un-e cycliste en VTT, je me base sur ce site qui donne 15km/h comme la borne haute des personnes non-expérimentées et la borne basse des pratiquant-es confirmé-es.

On aurait donc B == 365 * 24 * 15 * 7 000 000 000 == 9.198x10^14^ kms effectués dans le monde annuellement.

On a alors A x B == 1.315314x10^13^ g de microplastiques générés mondialement annuellement, soit 13 153 140 tonnes si mes calculs sont bons.

Je ne sais pas trop comment chiffrer C pour comparer, mais cette étude estime les émissions annuelles de microplastiques entre 10 et 40 millions de tonnes. A titre de comparaison, les pneus génèrent environ 0.5 millions de tonnes annuelles en Europe, sur un total de 1 à 2 millions de tonnes annuelles, d'après cette page.

Ma conclusion : ce scénario absurde semble indiquer que même dans une expérience de pensée où l'on fait abstraction d'un nombre gigantesque de postes de pollutions nécessaires (extraction des métaux, usinage des pièces, acheminement des produits finis, emballages des produits, usure des autres pièces que les pneus, construction et entretien d'infrastructures adaptées à une telle utilisation, construction et entretien d'infrastracturures de production, d'acheminement et de recyclage, construction et entretien d'infrastructures énergétiques pour faire alimenter toutes les infrastructures précédentes en énergie décarbonée, consommation de produits annexes (casques, gourdes, rustines, etc)), un usage abusif d'un objet technique peut aboutir à des montants significatifs de pollution, même quand ces montants sont dérisoires à un usage raisonné. :::

:::spoiler Sur la question de la taille des voitures électriques ? Je suis un peu sceptique sur ton affirmation qu'entre une grosse voiture électrique et une petite voiture électrique, il y a un "impact [écologique] similaire". On est d'accord qu'aujourd'hui, dans notre monde carboné, c'est plus impactant de produire, et donc d'acheter une grosse bagnole qu'une petite ? Et que dans les électriques, la compensation de leur impact de fabrication s'étalera donc sur plus de kms ? Toujours strictement sur le plan des GES, en excluant les autres pollutions et les impacts sociétaux des voitures. :::

:::spoiler Annexe sur les modes de vie / habitudes Je réponds aussi ici à la question sur le télétravail, parce que je pense qu'en fait la réponse ne t'intéresse pas des masses : je pense que c'est un changement de mode de vie, dans l'ensemble. Je tiens à préciser que je ne garantis pas qu'un changement de mode de vie implique un moindre impact environnemental, seul une diminution de consommation peut l'impliquer, mais cette diminution de consommation est un type changement de mode de vie. Et ce n'est pas le seul moyen pour réduire son impact environnemental, le changement technique aussi bien sûr. :::

Au-delà de la seule discussion, je suis de plus en plus perplexe quant à ta position, parce que je ne l'aie entendue ou lue nulle part ailleurs. Je commence à avoir écumé quelques sources pour trouver des infos, et même les partisans les plus affichés des solutions techniques en admettent les défauts et soit l'utilité, soit la nécessité de changement de consommations. Est-ce que tu connais des gens qui, comme toi, soutiennent que la consommation n'importe pas ? Ou est-ce que ça te vient uniquement de tes connaissances ?

Je mets dans le bloc suivant mon raisonnement, mais honnêtement je pense que c'est juste un condensé de ce que j'ai dit avant, je ne sais donc pas si j'adresse ce que tu ne comprends pas.

:::spoiler Mon raisonnement sur une société durable/renouvelable Axiomes :

  • A - Nos objets techniques sont tous plus ou moins nocifs pour l'environnement
  • B - Nous utilisons ces objets techniques, pour de plus ou moins bonnes raisons
  • C - La nocivité pour l'environnement peut être encaissée par celui-ci, dans une certaine mesure

Partant de ces trois axiomes, je définis une société durable/renouvelable comme une société qui adapte les conséquences de A et B pour les adapter aux niveaux de C. Autrement dit, on peut jouer sur les "plus ou moins" de A et de B : faire des objets techniques moins nocifs pour l'environnement, adapter nos modes de vie pour qu'ils nécessitent moins d'utilisation de ces objets techniques.

Pour parvenir à cette société durable/renouvelable, j'identifie trois scénarios mauvais :

  • Le pire : nous n'améliorons ni A ni B. Une consommation stable ou croissante de biens toujours aussi polluants ne peut pas arriver à maintenir des niveaux de pollutions suffisants pour C.
  • L'incertitude technique : nous améliorons A, mais pas B, voire B empire. Il y a alors un risque qu'une consommation stable, voire croissante de biens, même moins polluants, atteigne des niveaux de pollution qui ne soient pas suffisants, ou pas tous suffisants puisqu'il y a plusieurs pollutions, pour C.
  • L'incertitude sociale : nous améliorons B, mais pas A, voire A empire. Il y a alors un risque qu'une consommation réduite de biens autant, voire plus polluants, atteigne des niveaux de pollution qui ne soient pas suffisants, ou pas tous suffisants puisqu'il y a plusieurs pollutions, pour C.

Ce sont les scénarios que j'identifie comme mauvais, l'un catastrophique, les deux autres risqués. Pour cette raison, je n'ai tendance à faire confiance qu'aux scénarios qui combinent des améliorations de A et de B, que je classe en deux catégories :

  • ceux qui priorisent A, mettent l'accent sur la transition technologique, et gardent B, les changements de nos modes de consommation, pour les objets techniques qui resteront un peu polluants
  • ceux qui priorisent B, mettent l'accent sur nos modes de consommation, et gardent A, le changement technologique, pour les consommations qu'on choisit de ne pas réduire.

Ce sont les deux types de scénarios que je considère comme "renouvelables", parce qu'en ne négligeant pas une catégorie entière de solutions, ils ne prêtent pas le flanc à un échec théorique. L'échec ne peut alors qu'être pratique, si on ne fait pas "assez", mais c'est à mes yeux un sujet trop vaste pour être tranché dans ce genre de discussions.

Une fois que j'ai établi ça, je peux récupérer les propositions concrètes à la fois techniques et sociales : remplacement des véhicules thermiques par des électriques, développement des transports en communs, développement de l'éolien et du photovoltaïque, développement de l'agriculture de proximité, développement des filières de recyclage et du seconde main, etc. L'avantage est que les défauts de l'un et de l'autre se complètent (les solutions techniques polluent, mais on va essayer de réduire nos besoins, les solutions sociales sont lentes, mais les solutions techniques compenseront d'ici là). C'est pas une annulation complète bien sûr, mais puisque les solutions aux problèmes de l'un se trouvent dans l'autre, il vaut donc mieux jouer dans les deux tableaux pour moi. Comme en voiture, il vaut toujours mieux savoir utiliser à la fois le frein moteur et la pédale de frein pour jouer de leurs avantages respectifs.

Et à titre personnel, je peux surtout jouer sur le côté diminution de nos besoins. Je ne suis pas ingénieur, je ne suis pas politicien, je ne suis pas propriétaire. Je peux par contre diminuer ma consommation de viande, mon usage de la voiture, faire les choses par moi-même plutôt que les acheter préemballées, échanger sur des techniques anti-gaspi, réparer moi-même, parler réparation et recettes végé autour de moi, etc. Du coup c'est surtout ça qui m'intéresse, et en quoi j'ai confiance, mais je sais bien qu'il faut que ça se double de changements techniques. :::

:::spoiler Sur la vidéo Merci pour ton retour. Globalement, je suis pas hyper convaincu. A part que la vidéo est à charge, ce dont j'avais plutôt conscience, la plupart de tes arguments me semblent insuffisants, à l'exception du point sur l'étude mondiale sur les émissions à 2100 :

  • le C02/PIB, du peu que j'en comprends, n'est pas un argument ici, tout le monde est d'accord pour dire que la baisse de la natalité sera une baisse d'émission, par personne ou par pib.
  • notre baisse rapide du taux de fécondité pourrait aller dans les deux sens. D'un côté, ça peut rendre accessible des niveaux plus bas de fécondité, d'un autre ça peut aussi dire qu'on a moins de marge de manoeuvre, qu'ayant déjà atteint un niveau bas, il y a plus de personnes qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant, et donc on en convaincrait moins avec des politiques publiques.
  • se ficher des -5% en 2050, ça paraît absurde présenté comme ça, ça le paraît moins quand on compare au coût social de la mesure. Si on peut gagner plus avec des solutions qui ne touchent pas à quelque chose d'aussi personnel et viscéral qu'avoir un enfant, surtout de manière autoritaire, bah ça rend la solution moins intéressante. Ça n'annule pas ses effets positifs, ça la fait baisser dans le classement des rapports effets/coûts.

Bref, j'en garde que c'est une vidéo partisane mais qui présente de bons arguments, et que sur le sujet, je continuerai à ne pas vouloir d'enfant et à en parler quand j'en peux, tout en sachant qu'il est plus bénéfique de changer nos technologies et adapter nos consommations. :::

Autant Contre-Attaque abuse peut-être un brin (notamment sur se questionner de si la bouteille pouvait viser les manifestant-es pro-palestine, si c'est le cas la personne a fait un échec critique en visée), autant la vidéo du Parisien est pathétique. J'ai vu un paquet de concerts sans boycott vachement plus violents. Premier degré, plein de force à Barbara Butch pour endurer le déferlement médiatique, parce que si sa tolérance à la conflictualité est aussi basse, sa vie doit être devenue affreusement compliquée.

:::spoiler Sur la faisabilité d'une société durable Je pense qu'il y a deux confusions qui s'opèrent dans ce passage et qui peuvent expliquer ma vision d'une société durable, et/ou désarmer ce qui te semble incompatible entre ma position et ce que j'avance : - entre durable/renouvelable/soutenable et zéro pollutions : je crois sincèrement à une société renouvelable. Par contre, pour moi une société renouvelable, c'est-à-dire à l'équilibre, pollue quand même. La pollution, ce n'est pas l'excédent de matières que la nature ne peut pas assimiler, c'est toutes les matières qu'on y génère et qui n'y seraient pas sans nous. D'une certaine manière, faire ses besoins dans les bois, c'est polluer. Bon, on se rend bien compte qu'une pollution à petite échelle c'est pas grave, potentiellement même bénéfique, et ça fait partie de cet équilibre : on ajoute des choses, mais elles sont plus ou moins assimilées sans grands changements. C'est l'échelle qui change la donne : si tout le monde venait faire ses besoins dans le même bois, on imagine bien que ça causerait de graves problèmes. L'environnement ne pourrait plus assimiler les pollutions, ou pas sans modification importante du milieu. Et donc ces vélos, qui à un usage classique, n'émettent pas assez de particules fines à l'usage, de métaux lourds à la fabrication ou au recyclage, pour que ce soit un problème, en émettraient nécessairement plus s'il y avait plus de vélos (ou qu'on en produisait/recyclait plus vite), et donc ils pourraient devenir des problèmes. Tu prends l'exemple des pneus qu'on peut produire "sans polluer quoi que ce soit", mais on est bien d'accord que les pneus à l'usage génèrent des particules fines ? Est-ce que tant que c'est en petit nombre, ce n'est pas une pollution pour toi ? Ou est-ce que c'est que tu parlais vraiment uniquement de la fabrication, en mettant de côté les problèmes à l'usage ? Honnêtement, si ce n'était pas une pollution pour toi, je comprendrais mieux ta posture jusqu'ici, mais je serais assez consterné : à mes yeux, ce serait justement de ne pas nommer ces émissions comme pollution qui permettrait de concevoir qu'on les multiplie par 10 sans qu'elles en deviennent une. Ceci dit, j'ai l'impression que tu as bien conscience de ça, notamment avec ce que tu dis sur l'eau : on peut en utiliser une certaine quantité, d’une certaine façon, qui soit renouvelable éternellement. On est bien d'accords que le problème arrive quand on en utilise plus que cette certaine quantité. On a toujours un impact, on pollue inévitablement, il faut simplement s'assurer que ça n'excède pas certains niveaux. Voilà ma vision d'une société durable, qui n'est donc pas une société où on peut faire exploser les usages sans conséquences. - entre usage personnel et usage collectif : on doit pouvoir trouver un monde où une personne, ou un petit nombre de personnes, fait du vélo en 7 jours sur 7, ça j'y crois. Mais c'est à une échelle personnelle, pas à l'échelle de la société. Que tout le monde fasse autant de vélo, ça poserait problème, mais ce serait juste absurde, plus personne n'aurait le temps et l'énergie de travailler pour les trucs de base. Pour être plus général, on peut sans doute augmenter exponentiellement un usage à l'échelle de quelques personnes, parce que c'est peanuts dans la consommation mondiale. Les problèmes surviennent quand on parle de la société en général, c'est-à-dire de grosses proportions de la population.

Pour la clim, ce qui semble être des objections n'en sont pas à mes yeux. Je n'ai pas besoin de chiffrer les coûts en ressources pour mon argument, juste de dire qu'ils ne sont pas nuls, et que les augmenter exponentiellement augmenterait exponentiellement leur impact, même infime. Quant à la très intéressante explication sur les panneaux solaires, elle n'est pertinente que s'il n'existait que ces panneaux photovoltaïques et cette clim : dès qu'on prend en compte qu'il y a tout un réseau électriques et d'autres appareils qui fonctionnent en même temps, il ne s'agit pas de mettre les panneaux en veille, mais de diriger leur énergie vers autre chose que la clim les fenêtres ouvertes. Et puis j'avais bien conscience que les panneaux solaires ne s'usaient pas forcément plus vite, vu que de toute façon ils sont au soleil, c'est pour ça que j'ai parlé du système électrique, qui j'imagine s'use plus vite si on en utilise plus de puissance plutôt que de la relâcher dans le réseau. C'est ptet tout aussi con, mais j'avais bien en tête que ça n'usait pas plus les panneaux photovoltaïques. :::

:::spoiler Sur la démographie

  • pour la question de la Chine, il me semblait que la politique de l'enfant unique visait à accentuer une diminution déjà en cours de la natalité, et n'y était pas parvenue, mais en fait a priori si, vu que maintenant c'est l'inverse iels visent à réaugmenter la natalité. my bad.
  • pour les questions d'impacts futurs des émissions des enfants, j'ai essayé assez pitoyablement de rendre compte de cette vidéo du Monde que j'avais vue il y a un moment maintenant, et qui m'avait convaincu que si la réduction des naissances était quelque chose qui aurait un impact positif et qui était souhaitable, ce n'était pas le plus efficace dans l'immédiat, et ce même à condition de mettre en place des politiques assez strictes auxquelles je serais sans doute de toute manière opposé. Si jamais la vidéo te semble absolument absurde, n'hésite pas à me le signaler ! :::

:::spoiler Sur la définition de technosolutionnisme

Et je ne suis pas un technosolutionniste qui pense qu’on peut tout faire comme avant sans se poser de questions car la technologie va nous permettre de ne pas y réfléchir.

Bah justement, j'arrive pas à savoir où tu te situes là-dessus. Bien sûr, tu dis haut et fort qu'on ne va pas pouvoir continuer à rouler en voiture thermique, mais tu sembles aussi dire que si on remplace par une voiture électrique, on peut continuer pareil, et surtout consommer 10x plus (et a priori idem dans tous les aspects de la vie, tant qu'on remplace par du vert, on peut l'utiliser bien plus, et a fortiori autant). Donc, si c'est bien ta position, tout dépend de si on considère que changer d'outil permet ou empêche de "faire pareil". Perso je serais un peu du style à dire que l'outil ne change pas l'action, donc que changer d'outil permet quand même de "faire pareil", et donc que changer tous nos objets techniques pour des alternatives moins polluantes permettrait de "tout faire comme avant", de façon plus ou moins plus écolo. Mais on a peut-être un désaccord là-dessus.

les étiquettes de décroissantiste ou de technosolutionnisme, ça n’aide juste pas

J'ai l'impression que tu restes à côté de la plaque. La question n'est pas juste qu'est-ce qu'on interdit ou qu'est-ce qu'on utilise, à part les technosolutionnistes les plus farfelus qui pensent qu'on trouvera de quoi compenser nos émissions de GES d'un coup, tout les mouvements sont d'accord pour dire qu'il ne faut plus de véhicules thermiques à un horizon proche. La question c'est juste à quel point on arbitre entre les remplacer par des véhicules plus efficaces et à quel point on essaie de s'en passer.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi ça n'aiderait pas, c'est juste les deux facettes du problème. J'imagine que je ne t'apprends rien si je te dis qu'un problème est toujours composé d'au moins deux éléments : en l'occurrence, ces éléments sont "nos objets techniques émettent des choses nocives" et "nous avons besoin d'utiliser ces objets techniques". Si l'un ou l'autre n'était pas vrai, on aurait pas de problème : soit nos objets techniques ne seraient pas nocifs, soit on on aurait juste pas besoin de les utiliser. Mais nous on a les deux en même temps : il y a donc deux approches, soit on réduit la nocivité des objets, soit on réduit notre besoin d'utilisation, soit les deux en même temps. C'est une cartographie du spectre des solutions qui s'offrent à nous qui se base sur les composants même du problème, je suis vraiment perdu sur pourquoi ça n'aiderait pas.

[La définition du solutionnisme], je ne m’y reconnais pas du tout

Je comprends que tu ne te reconnaisses pas dans son interprétation stricte, mais il suffit de comprendre grâce à la technique comme grâce à la mise en place de la technique pour que tu sois d'accord, si je ne me trompe pas. Et je pense pas que ce soit abusif d'interpréter ça comme ça, quand on parle du solutionnisme de certains gouvernements, on n'exclut pas qu'ils mettent en place des mécanismes politiques et sociaux pour pouvoir concrétiser des solutions techniques. Autrement dit, je ne pense pas que la définition implique un laissez-faire politique absolu, et imagine que les techniques se mettent à jour d'elles-mêmes, sans intervention sociale et politique.

Il faut quoi comme niveau de changement de mode de vie

Je pense qu'il y a une confusion ici entre changements d'habitudes, et changements de mode de vie. Je trouve que l'exemple de la voiture électrique est parlant, parce qu'il peut tomber dans une catégorie ou dans l'autre. Est-ce que la voiture électrique change notre usage immédiat de l'objet technique ? Absolument, quoique légèrement. L'usage central ne change pas, mais à la marge, on doit réfléchir différemment pour la recharger (et éventuellement pour l'entretien,etc.). Donc il y a bien un changement dans les habitudes, dans l'usage immédiat. On ne peut pas simplement faire l'échange et que les personnes ne se rendent compte de rien. Mais est-ce que c'est un changement de mode de vie pour autant ? Je pense que c'est une autre question. Si je prends l'exemple de mes parents qui sont passés à l'électrique, maintenant iels planifient un peu leur trajet pour noter les stations de recharge, mais à part ça, iels font les mêmes trajets, à la même fréquence. Donc je pense que dans leur cas, passer de thermique à électrique n'a pas changé leur mode de vie. Par contre, j'imagine que quelqu'un qui a une petite Zoé avec vraiment peu d'autonomie, les changements seront suffisamment impactants pour que ça fasse réfléchir à faire tel ou tel trajet, et là on commence à rentrer dans un changement plus grand, où ce n'est pas seulement l'usage qui change, mais ce que tu fais dans ta vie. C'est ce changement dans plusieurs sphères de notre vie en même temps que j'appelle un changement de mode de vie.

Alors ça reste flou, c'est sûr. Mais ça tombe bien, j'avais justement fait des catégories pour ça, pour classer en fonction des tendances, où par principe plus on insiste sur le côté social/décroissance, plus les changements seront importants.

Et surtout, la discussion s'était orienté sur le fait qu'on pouvait multiplier nos usages par de grands ordres de magnitude sans que ça n'ait d'impact sur la nature, c'est le sujet du zéro pollution. Et dans le cadre de ce sujet, il me semble qu'on est clairement pas dans la finesse du changement de mode de vie ou pas, on était plutôt dans l'idée que seule la technique et les méthodes employées pour la concrétiser importaient, l'usage qu'on en faisait n'importait pas.

Enfin, sur la question de l'expiation qui revient (et j'ai bien conscience que c'est juste à défaut d'une meilleure formulation/explication), je pense qu'il y a aussi un biais qui présuppose que changement de mode de vie == inconfort == expiation. Alors, on va pas se mentir, les efforts pour changer de mode de vie c'est pas absent du discours écolo. Mais je pense que c'est aussi carrément caricaturé, et pas nécessairement de l'inconfort (ou en tout cas, ce n'est de l'inconfort que si on ne change pas de grille de lecture) : il s'agit aussi de préserver son temps, de préserver sa santé, de préserver des relations sociales proches, de retrouver une certaine maîtrise de sa vie, de retrouver des plaisirs dont le consumérisme nous ampute (faire de la cuisine, des confitures, du jardinage, du bricolage, etc.). Tout voir par le prisme de l'inconfort, c'est adopter un point de vue nécessairement biaisé, parce que l'inconfort est un produit social, il dépend d'une grille de lecture du monde qui est aujourd'hui capitaliste et consumériste. Réparer ses machines, c'est vu comme un inconfort aujourd'hui, comme une contrainte dont le consumérisme nous débarrasse en nous proposant un produit neuf facilement accessible. Et je suis assez confiant qu'on sera tous les deux d'accord pour dire qu'on peut voir la réparation de ses machines comme un confort, comme une manière de pouvoir les adapter à son usage, de pas avoir à aller jusqu'au magasin, d'être plus confiant dans leur fonctionnement, etc. Puisque pour qu'il y ait expiation, il faut qu'il y ait inconfort, alors le mouvement écolo n'est pas une question d'expiation puisqu'il ne vise pas à l'inconfort, mais au changement de notre grille de lecture du confort. L'expiation n'est pertinente que pour les personnes qui ne veulent pas changer ces définitions, càd les solutionnistes. :::

:::spoiler Sur les pollutions résiduelles La différence politique/technique est pertinente. Je pense que dans les faits ça mésestime la question des lobbys, surestimation du poids des lobbys du pétrole, sous-estimation de celui des lobby anti-anti-pollutions, notamment en passant par la seule estimation de leur poids financier, mais de toute manière on est d'accord que le pétrole est (au moins un peu) plus lourd que pour les autres pollutions, et qu'il y a et aura donc un avantage dans la lutte anti-pollution. Reste que l'exemple du conflit de voisinage me semble très largement sous-estimé par rapports au problèmes de pollutions, même politiquement, et qu'à part mon deuxième point, je pense que tout le reste se tient, notamment la multiplicité des pollutions. :::

:::spoiler sur les notions de corrélations, d'abondance et de disponibilité Je t'accorde le point sur le terme de corrélation dont je n'ai pas d'idée précise de la définition.

L'important pour moi est que l'un ne garantit pas l'autre, on peut utiliser ça à la place de "corrélé" (j'imagine que la notion correcte est celle de l'implication ?). L'abondance d'énergie propre n'implique pas nécessairement la disponibilité d'énergie propre pour la dépollution.

Je ne suis pas non plus d'accord avec la notion que la décroissance de la production d'électricité empêcherait de dépolluer, au moins pas sur le plan théorique. Tu es libre de battre en brèche sur les aspects pratiques ici, qui sont de toute manière trop flous et complexes pour qu'on puisse établir quoi que ce soit de tranché. Je suis d'accord pour dire qu'on ne peut pas concevoir de dépollution sans énergie propre disponible. Par contre, j'affirme qu'on peut concevoir une énergie propre disponible combinée à une décroissance de la production d'énergie, si on a par ailleurs une décroissance importante de la production (qui implique d'ailleurs une décroissance de la pollution, donc une décroissance des besoins en énergie propre pour dépolluer). Je veux bien entendre que c'est infaisable en pratique, même s'il en faudra plus pour me convaincre que c'est le cas, mais je n'entendrais pas que c'est logiquement parlant infaisable avec ces seuls arguments. :::

Conclusion (un peu) générale

Je le mets hors de toute catégorie, parce que ça me vient de plusieurs catégories différentes, mais surtout les questions de modèles et de pollutions résiduelles.

Je reste, paradoxalement, de plus en plus d'accord, et de plus en plus sceptique sur les arguments que tu avances. D'un côté tu m'apprends énormément de choses passionnantes sur les conditions du monde, les technologies disponibles, etc., qui me rendent d'autant plus confiant dans l'idée que le changement technique est à portée de main et nécessaire (et merci encore pour ça). D'un autre côté, pour tous les arguments qui visent soit à dénigrer "le décroissantisme" ou "les écolos", soit à affirmer qu'on peut arriver à une société renouvelable qui démultiplie sa production/consommation (ce qui pour moi sont les deux faces d'une même pièce), je ne vois pas d'évolution particulière, pas de réponse satisfaisante à mes questions et contre-arguments.

J'avais été chercher Negawatt pour aller dans ton sens et regarder un scénario chiffré avec changements technologiques radicaux, mais ça te semble utopique (ce qui reste à mes yeux un but contre son camp incroyable). Soit, je demande donc d'autres modèles, mais a priori c'est compliqué de faire un modèle vraiment pertinent. Pour les questions de pollutions résiduelles, j'ai l'impression que chaque fois que je dis "certes, ça pollue moins, mais ça pollue quand même un peu", tu me réponds "ça pollue très peu", ce qui me semble aller dans mon sens. Mon sentiment global est que tu as une excellente connaissances des technologies existantes et futures, des méthodes pour lutter contre les émissions de GES, et que tu postules l'inutilité de changements dans notre consommation de cette seule connaissance technique. Globalement, j'étais plus ou moins consciemment convaincu que les solutions techniques étaient imparfaites, et j'en suis désormais plutôt convaincu à défaut par ton argumentation, qui semble défendre qu'elles peuvent être environnementalement complètement parfaites dans un monde idéal, mais n'avance pas d'arguments qui me convainquent.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi, plutôt que de rester sur un "le changement technique est nécessaire, accompagné de changements dans nos modes de consommation si on veut, c'est toujours ça de pris" (qui serait infiniment plus défendable, et, sans être ma position exactement, serait un drapeau auquel je pourrais me rallier, ça correspond à ce que j'ai appelé l' "Ecologisme technologique"), tu t'obstines à nier toute pertinence de changement dans nos modes de consommation (c'est-à_dire à défendre un technosolutionnisme large, où seule la technique compte, au point que toute diminution de consommation devient néfaste), dans des proportions extrêmes (il ne s'agit même pas de défendre qu'on peut garder le même niveau de consommation, mais d'avoir un niveau 10x plus intense). Je pensais que c'est parce que tu connaissais des études ou des programmes, mais a priori c'est juste tiré de ta confiance dans les solutions techniques.

C'est en tout cas ce que je comprends de ton refus ou ton absence de modèle ou de cas d'études précis, ce qui est parfaitement légitime, j'en ai pas de très précis non plus, on a des vies : mais je ne comprends pas cet attachement à défendre une version extrême de tes positions, qui ouvre le flanc à des critiques très simples et qui appelle donc à une bonne connaissance des sujets épineux que ça soulève, si les sujets en question ne t'intéressent pas, et surtout, j'ai l'impression, si l'apport au débat ne t'intéresse pas tant que ça ? (j'ai l'impression qu'au fond tu t'en fous un peu de consommer autant, ou de consommer plus, mais tu le défends pourtant ardemment, en tout cas c'est mon analyse, je me trompe peut-être)

It's quite hard to find something that doesnt sound silly. We kinda failed with my partner so we use "ange" for angel in french, which is cringe af, but we add an n- prefix that makes it sound silly anyway, so nange, to lean into the dumb side of the force. Otherwise the classical "chéri(e)" (which i believe is the equivalent of "darling" in use, but literally speaking means cherished) is the one that feels the most natural. But anyway, i dont think you can find a better one than serendipitous saccharide !

Excellente question, des quelques infos que je peux glaner, on a l'air de parler de 10Mbps comme jalon haut (en tout cas ce blogpost recommande le chiffre comme limite pour économiser de la bande passante, et j'ai vu un post recommander 10Mbps+ pour une configuration recommandée pour héberger un serveur). J'ai aucune idée de si c'est beaucoup ou pas, et dans notre cas de si c'est trop pour Tor. J'avais juste vu passer que c'était pas recommandé de télécharger via Tor parce que ça tirait sur la bande passante, et que les serveurs Lemmy/Piefed pouvaient avoir du retard de fédération, j'ai juste connecté les deux infos bêtement.

Tu as l'air d'avoir trouvé, mais au cas où, je fais un ptit résumé :

  • l'admin de dubvee.org est aussi le créateur d'un frontend pour Lemmy, un thème graphique pour rendre l'interface plus jolie : Tesseract
  • il s'avère qu'il a utilisé cette interface pour masquer des contenus qui ne lui plaisait pas : soit qui provenaient de certains utilisateur-ices, soit qui provenaient de certaines commus ou instances, soit avec certains mots clefs. Les contenus n'étaient pas vraiment bloqués, mais simplement l'interface tesseract ne les affichait pas.
  • c'était un peu louche comme méthode, le frontend était open source, mais allait récupérer la liste de choses à cacher sur un serveur tiers, de manière à ce qu'elle n'apparaisse pas dans les fichiers sources. Mais l'intention était plus ou moins affichée (il y a dans les paramètres de l'interface Tesseract une option Toxic Mode qui est censée désactiver ce filtrage, mais j'ai lu des avis divergents sur son fonctionnement, certain-es disent qu'elle ne désactivait pas cette liste "secrète", d'autres dont le créateur que ça la désactivait bien)
  • un admin de db0 a rendu la chose publique, en cherchant à comprendre pourquoi ses postes n'apparaissaient pas, ou étaient remplacés par un message d'erreur.
  • le créateur de Tesseract a fait un message explicatif assez salé, dans lequel il explique notamment ses critères pour inclure quelqu'un dans la liste, et qu'il veut cibler tout ce qui lui semble repousser les néophytes du Fediverse (surtout le militantisme, les propos violents, mais aussi des spams et d'autres choses comme le yuri je crois ??). De facto, ça ciblait beaucoup de gens et de commus anar/tankies (lemmy.ml, db0, quokk.au, etc.).
  • dans un message suivant d'au-revoir, il explique avoir subi beaucoup de harcèlement et décider de raccrocher. Il a aussi intégré un bout de code javascript qui génère énormément de requêtes sur le serveur db0 sur la page de ce message, c'est une tentative d'attaque DoS.

:::spoiler Article intégral pour éviter le paywall
L’incendie n’était toujours pas fixé samedi soir en Gironde. Un ordre d’évacuation à titre préventif a été lancé dès vendredi soir dans sept communes proches de Bordeaux , portant à 167 000 le nombre d’habitants et vacanciers évacués depuis mercredi dans le département. Une décision prise après la création d’un phénomène inédit : « une forme d’orage de feu ».

« Vendredi, nous étions encore dans un schéma classique d’incendie tel que nous les connaissons », a détaillé ce samedi 25 juillet Marc Vermeulen, directeur départemental des services d’incendie et de secours (Sdis) de la Gironde, lors d’une conférence de presse. Mais « à 17 h 45, le feu est passé en phase convective [c’est-à-dire en s’autoalimentant, ndlr] avec un pyrocumulus, avec une base de 20 km, du fait d’un vent qui vient de l’ouest et se dirige vers la métropole ».

Puis tout a basculé en début de soirée : « aux alentours de 18 h 20, on observe qu’il se change en pyrocumulonimbus, jamais observé en France, c’est une première. C’est une forme d’orage de feu », décrit Marc Vermeulen.

Contrairement à un orage classique, provoqué par l’instabilité de l’atmosphère, un pyrocumulonimbus naît de la puissance d’un incendie. La chaleur extrême dégagée par les flammes entraîne un puissant courant ascendant qui emporte fumées, cendres, vapeur d’eau et particules jusqu’à plusieurs kilomètres d’altitude.

Un risque d’éclairs et d’attaques de braises

Lorsque les conditions météorologiques sont réunies, cette colonne de fumée évolue en un véritable nuage orageux. Les spécialistes parlent alors de pyrocumulonimbus, ou « cumulonimbus flammagenitus » dans la nomenclature internationale des nuages. Marc Vermeulen explique que « ce genre de phénomène est amené à générer des éclairs en amont de l’arrivée de ce pyrocumulonimbus mais aussi des attaques de braises très conséquentes ».

Ces éclairs surviennent parfois sans précipitations suffisantes pour humidifier la végétation. De nouveaux départs de feu peuvent ainsi être déclenchés à plusieurs kilomètres de l’incendie initial. « Raison pour laquelle vous avez eu une montée en puissance des évacuations », a justifié le directeur départemental du Sdis.

Des pyrocumulonimbus ont déjà été observés lors de grands incendies en Australie, aux États-Unis ou encore au Canada. En France, en revanche, un tel phénomène n’avait jusqu’ici jamais été identifié sur un incendie de forêt, avance le spécialiste. En Gironde, les prévisionnistes surveillaient donc de près son éventuelle formation. Les conditions atmosphériques, combinées à l’intensité du feu, faisaient craindre l’apparition de ce type de nuage.

« Durant la nuit, ce pyrocumulonimbus s’est déclassé à la faveur d’une augmentation de l’humidité pas forcément prévue dans les prévisions, il s’est déclassé pour devenir un peu plus “normal” mais toujours avec une certaine force », a rassuré Marc Vermeulen.

Concernant la nuit de samedi à dimanche, les pompiers estiment qu’elle devrait être « propice au travail » si la météo reste favorable. Sébastien Lecornu assure tout de même que « les prochaines heures peuvent être difficiles », alors que le feu a déjà ravagé plus de 32 700 hectares. 8 000 nouvelles personnes ont été évacuées ce samedi soir en périphérie de Bordeaux.
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Well from what i know it's not really blocked, the targetted users and communities get their content either not displayed, either as an error message. They're technically there, not blocked, but the frontend chooses to hide them.

Pour OpenStreetMap, si tu veux une application, il y a CoMaps qui fonctionne pas mal. C'est loin d'être parfait, mais je m'en suis toujours dépatouillé. Avantage ou ibconvénient, c'est fait pour fonctionner hors ligne, il faut télécharger les cartes. Mais après ça peut fonctionner en local, éventuellement avec la position pour les trajets. J'ai regardé, il semble y avoir les points d'eau, mais je sais pas à quel point c'est à jour et exhaustif.

My main language is french, and yet i prefer the type-name order. Maybe its because i first learned C, but i guess its also because it goes from general to particular, whereas name-type feels like going backward (being detailed with name, then vague with type, then more detailed with value assignment). Anyway, i guess you're right, it's probably not a lot about language.